Ce qui m'énerve... (1)

 

CE QUI M’ENERVE, C’EST...


19 juillet 2010 (Joyeux drille*)

d'entendre Brice Coururier (Du grain à moudre, ce jour, sur France Culture), au cours d'une philippique qui le ferait aisément prendre pour le porte-parole du gouvernement, dans laquelle il est question de "dette abyssale", de "calmer les marchés" et de "s'engager auprès de la Commission de Bruxelles..." que "l'Etat fait de gros sacrifices en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite". Incroyable, ce gars-là est d'une totale sincérité ! Absolument irremplaçable, lui.

*Pourquoi "Joyeux drille" ? Les connaisseurs de la chanson bretonne auront perçu la subtile allusion à une chanson du groupe Tri Yann an Naoned, "Le couturier de Ruffigné" (Album Suite gallaise, 1974, CD : Marzelle 510 772 2) : C'était un joyeux drille du bourg de Ruffigné, Qui allait voir les filles, les filles de Rougé...



17 juillet 2010 (Assez de provocations* !) 

 

les journalistes parisiennes qui se la jouent grand seigneur au regard d'aigle.

 Exemple : dans son numéro du 24 décembre 2009,  L’Express consacrait un dossier aux Grands Mythes de l’Histoire de France, dont celui de Roland à Roncevaux, traité par Delphine Peras dans l’article L’étoffe des martyrs (page 96). Elle écrivait notamment :
                  « le comte Roland, obscur préfet de la marche de Bretagne ».
Que voulait-elle dire par là ? Que de tous les préfets de la marche de Bretagne, le comte Roland est moins connu que les autres ? Ou bien que de tous les préfets des marches du royaume (on est avant le 25 décembre 800) franc, celui de la marche de Bretagne était particulièrement obscur ?
Ou bien, malgré la grande assurance qu’elle affichait, projetait-elle tout simplement sa propre obscurité sur cette personnalité, abusivement promue selon elle par la postérité, en raison peut-être d'un amalgame entre « préfets ».
En fait, l’obscurité est caractéristique (de notre point de vue) de la plupart des personnalités de l’époque carolingienne, Charlemagne mis à part, et encore. Mais le responsable de la marche de Bretagne, chargé d’organiser la défense contre les hordes bretonnes, était tout de même comte de Nantes, de Rennes et d’Angers et ce n’était pas si mal que cela.

 

*Le texte ci-dessus contient deux provocations. Quelles sont-elles ?

 

 

 

9 juillet 2010 (Vive l'argent !)

les journalistes français qui déplorent que « les Français n’aiment pas l’argent », ainsi Alain Duhamel dans sa chronique de Libération du jeudi 7 juillet 2010 « Nicolas Sarkozy, le décomplexé de l’argent », je cite le troisième paragraphe :

« Au sein de l’Hexagone, l’argent est regardé au mieux comme un mal nécessaire, au pire et plus souvent comme le poison corrupteur qui envenime toute la société. La richesse des autres est vécue comme l’injustice suprême, la fortune du voisin est ressentie comme l’emblème de l’inégalité. Toute la mythologie politique française, toue son histoire sont submergées par l’exécration du capitalisme, par la détestation de la Bourse, par l’aversion envers les banquiers et les financiers, par l’hostilité farouche vis-à-vis du CAC 40, du marché, de la financiarisation de l’économie. ».

La première colonne de sa chronique est, elle, submergée par une avalanche de poncifs de même facture, énoncés dans un style approximatif (« Au sein de l’Hexagone » : pourquoi pas « Dans l’Hexagone » ou « En France »). J’ai le souvenir confus que les choses allaient un peu mieux dans la deuxième colonne, mais je n’ai pas le courage de vérifier.

Puisque, Français, j’exècre l’argent et vitupère ses détenteurs, je vais poser à Alain Duhamel la question suivante : ne trouve-t-il pas abusif de recycler un ramassis  de lieux commun pour toucher la somme de, mettons, 2000 euros ? 3000 euros ?  (j’espère ne pas être ridiculement au dessous du montant réel) que lui rapporte chacune de ses interventions dans ce journal.

Puisque, quoique Français, il n’a pas plus que Nicolas Sarkozy de complexe avec l’argent, Alain Duhamel ne manquera pas de révéler quel est le montant exact de sa pige à Libération….
Merci d’avance.


8 juillet 2010

Madame Samira Guénif-Souilamas, sociologue, invitée des Matins de France Culture sur le sujet de ce jour : Le voile et la République, A l'occasion du débat sur le voile intégral à l'Assemblée nationale.

Comme il est d’usage, l’équipe des Matins s’affaire avec le plus grand sérieux autour de ce sujet dont la principale caractéristique est le grotesque. Particulièrement dépourvue de tout humour apparaît la sociologue de service, en l’occurrence au service du nique-habe, secondée avec une touchante (pseudo-)naïveté par l’animateur, Marc Voinchet. C’est pourquoi, au bout d’un moment, plutôt excédé, je leur adresse le message suivant (le titre est un bonus ajouté pour le blog). 
A BAS LE NIQUE-HABE ! VIVENT LES MUSULMANES SANS VOILES !
Début du message
Bonjour.
Est-il utile d'inviter une seule personne qui est finalement en accord avec l'animateur de l'émission et dont les opposants sont manifestement des tendres ?
Mme Guénif serait manifestement traumatisée s'il n'y avait pas en France des femmes voilées ! A partir de là tous les arguments sont bons : appel au droit, larmoiement (sur le sort des "jeunes filles exclues du système scolaire" : que n'a-t-elle fait l'enquête dont elle déplore l'inexistence !). Mais, a priori, je ne crois pas un mot de ce qu'elle dit, et ce ne sont pas des preuves hypothétiques qui me feront changer d'avis : non pas que que la considère comme un agent de l'islamisme, mais parce que, plus bêtement, elle admire les sociétés soi-disant "multiculturelles", comme la Grande-Bretagne, qui en réalité sont des sociétés racistes (d'un racisme bénin cependant), des sociétés qui permettent à ceux qu'elles considèrent comme inférieurs de pratiquer les coutumes les plus baroques librement (ce qui est évidemment mieux que de les exterminer).
Cordialement et vivent les musulmanes sans le moindre voile ! 
Jacques Goliot

P.S. : Entendu sur France Culture* avant-hier une blague iranienne : pourquoi les Iraniennes regardent-elles le film porno jusqu'au bout ? Pour savoir si la fille va se marier.
Fin du message
 
*Il s’agissait de l’émission  A plus d’un titre du mardi 6 juillet 2010, deuxième partie, à propos du livre Les jeunes et la sexualité : initiations, interdits, identités (XIXe-XXIe iècle), sous la direction de Régis Revenin, Editions Autrement, 2010 ; invités : Véronique Blanchard et Jean-Jacques Yvorel, deux des contributeurs. Emission dont l'humour (pas seulement cet exemple) n'était pas exclu !
Au cours de l’émission, a été abordé le sujet de la pornographie, notamment en Iran. Personnellement, je préfère, sur le plan conceptuel et sur d’autres plans, une Iranienne qui regarde un film pornographique à une Française, même de souche, revêtue du nique-habe.



 7 juillet 2010 (Les UMPiste, le fascisme et le Care)
 

d'entendre certains UMPistes parler de méthodes fascistes à propos de Mediapart comme s'ils avaient la moindre idée de ce qu'est le fascisme, ces individus hautement incultivés, qui, il y a peu, n'ayant jamais entendu parler du CARE, se sont abondamment gaussé de Martine Aubry, alors qu'il apparaît (Ecouter France Culture cette semaine, Les nouveaux chemins de la connaissance, à 10 heures) qu'aux Etats-Unis mais aussi en France il existe toute un courant de pensée sur le sujet. Mais en matière de culture, les UMPistes n'ont qu'un seul objectif : ne pas avoir une mauvaise note (AAB), peu importe le contenu...
 


18 juin 2010.

d'entendre d'incessantes critiques contre l'équipe de France de football, malgré la maëstria tactique et stratégique dont elle a fait preuve
pour éviter de rencontrer l'insolente Rama Yade lors de la visite à Soweto.


17 juin 2010.

de lire dans Libération  (mardi 15 juin, page 2, dossier : Baby-boomers, les enfants gâtés de la retraite, article Au bonheur de baby-boomers  rubrique L'ESSENTIEL) "L'ENJEU : La génération des baby-boomers, à qui tout ou presque a souri, doit-elle être mise à contribution ?". L'avalanche des métaphores ne permet en toute logique irrationnelle qu'une réponse : OUIIIIIIIIIIIIII ! Faites lui rendre gorge, à cette génération égoïste, futile, irresponsable ! Malgré tout, y regarder à deux fois : nous avons ici affaire à un cas de CHAUVELISME ECHEVELE et il est préférable de couper les CHAUVEUX en 7 avant de tourner la langue dans sa bouche pour dire quoi que ce soit. Prenons le cas d'un SDF atteint du cancer et né en 1948 (l'année la plus meilleure, selon Louis Chauvel) : la formule "ou presque" s'applique sans difficulté à son cas... et il ne serait pas sympa de lui demander une trop forte contribution.
Peut-être Louis Chauvel et Laurent Joffrin nous autoriseront-ils à demander contribution à ceux à qui tout a effectivement souri, quelle que soit leur année de naissance plutôt que d'instituer une espèce de racisme générationnel générateur de culpabilité sans fondement.


16 juin 2010.

d'entendre le Président de la République énoncer des vérités d'un bon sens sans fond
: Si nous vivons plus longtemps, nous deVONS ... travaiLLER ... plus longTEMPS ! Les experts en toutes sortes de choses de son cabinet lui ont signalé que "depuis 1950, nous avons gagné 15 ans d'espérance de vie". Ils ont simplement oublié de lui dire que depuis 1850, ce sont 25 ans que nous avons gagné. Bon sang ! Alors, retour aux 12 heures de travail par jour ! 


14 juin 2010.

de lire dans le Journal du Dimanche (13 juin 2010, page 2) :
L’IMPOT SUR LES SALAIRES SUPERIEURS A 11.000 E.
La formule fiscale a été repoussée car elle aurait pénalisé les familles où l’un des conjoints est cadre et l’autre ouvrier ou employé.
Totalement invraisemblable : on ne voit pas ce qui pourrait pousser un ouvrier ou un employé à épouser une cadre gagnant 11.000 Euros !

de voir les GOUVERNEMENTS D’EUROPE, l’un après l’autre, tout seuls, comme des grands, BAISSER, cédant aux CHARMES des  GENTILS MARCHES, le PANTALON  et sortir leurs mesures d'austérité en roulant des mécaniques pour savoir QUI C'EST QU'A LA PLUS DURE, tout cela pour montrer à quel degré ils sont tous de BONS ELEVES, rien à voir avec le CANCRE au sud-est de la classe, pour être BIEN NOTE par les mêmes AGENCES DE NOTATION qui ont amplement prouvé qu’elles étaient composées de CRAPULES ou d’IMBECILES.


10 juin 2010.

d’entendre Claire Servajean évoquer (France Inter, Intertreize, 9 juin 2010), à propos de la taxe envisagée sur les revenus de plus de 11 kE,  
« …un tabou, celui des revenus… un pays où personne ne veut dire combien il gagne.
 »
Certes, Claire, et c’est pourquoi vous-même, vous n’avez  pas ajouté : « En ce qui me concerne, je vais vous indiquer (c’est une exclusivité France Inter) que je gagne pas moins de 7500 euros par mois, par conséquent je ne dois pas être considérée comme riche, selon la définition qu’en donne le gouvernement ». Même s’il semble que les Français en général auraient, eux, tendance à vous placer dans cette catégorie, cela aurait été beau, de lever un tabou aussitôt après l’avoir dénoncé !

En ce qui concerne l’auteur de ce blog, il perçoit le traitement des certifiés 11ème échelon, soit : 3031,57 euros brut, environ 2500 net (avec une heure supplémentaire, défiscalisée, merci).


 d’entendre Brice Couturier (France Culture, Du grain à moudre) évoquer, une émission sur trois, « la dette qu’en vivant à crédit, nous laisserons à nos enfants »
,  il nous faudra revenir plus longuement sur le cas de Brice Couturier…

que dans l’émission de Dominique Rousset, L’économie en question (France Culture, samedi à 8 heures 10) du 5 juin 2010, les intervenants n’étaient autres que David Thesmar (Le Grand Méchant Marché) et Eric Le Boucher (qu’il n’y a pas lieu de présenter), deux thuriféraires zélés au point de faire pitié du néo-libéralisme pendant les années de l’entre-deux-crises, donc parfaitement qualifiés pour analyser la situation dans ces années d’entre-deux-crises que nous connaissons désormais (projet d’émission TV, en hommage à Yves Montand : Vive l’entre-deux-crises !) tandis que le rôle de M. Loyal y est tenu par le professeur Olivier Pastré. Olivier Pastré, qui le même jour, évoquait dans sa présentation : « le keynésianisme qui a été un peu abandonné quand on s’est aperçu que ça ne marchait pas…. La dépense publique, c’est bien, mais il n’en faut pas trop… ». Certainement originaire de Normandie, ce gars-là ! S’agirait-il d’un « économiste d’Argentan » ?

que les journalistes emploient toujours l’expression « les bons élèves de la classe européenne » et non pas « les fayots de la classe européenne ». Optimisons l’usage de la métaphore scolaire ! A ce sujet, nombre d’hommes politiques ou médiatiques semblent victime du « syndrome du bon élève » en ce qu’ils croient par exemple, que puisque l’Allemagne bénéficie actuellement d’un excédent commercial époustouflant, pourquoi pas les autres pays, qui ont pourtant « le même euro que l’Allemagne » ?. Bande de ballots, tout le monde ne peut pas  avoir d’excédent commercial en même temps !


 

 

 

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