Biographies médiatiques

Cette page est consacrée à l'élaboration de biographies de quelques uns des intervenants du monde médiatique.
Chaque biographie comportera une introduction, une reconstitution, une liste d'oeuvres et les citations justificatives des éléments d'information apportés par moi.

Les intéressés sont prévenus de leur présence sur cette page.

 

 

SOMMAIRE

   A) FRANCE CULTURE

       1) BRICE COUTURIER

 

BRICE COUTURIER

Création : 7 juillet 2010  ; intéressé prévenu le : 9 juillet 2010 (via : site de l'émission Du grain à moudre) ; dernière mise au point : 9 juillet 2010.

Il y a une page Wikipédia sur Brice Couturier, mais, à la date du 7 juillet 2010, elle ne commence que dans les années 80 et reste sommaire jusqu’aux années 2000. A partir de la lecture de son blog et d’extraits de quelques unes de ses émissions mises en exergue par une recherche Google, je propose la reconstitution biographique suivante (qui reste à compléter) en indiquant par des points d’interrogation les éléments que j’ai établi de façon hypothétique. Les éléments Wikipédia (que je n’ai pas validés pour le moment) sont intégrés avec l’indication de source (date : 7 juillet 2010).

RECONSTITUTION BIOGRAPHIQUE
* né en 1949, 1950 ou 1951. Père haut fonctionnaire ??? (blog mars 2009)

* passe une partie de son adolescence à Beyrouth (Grain 15 septembre 2010)


* participe aux Comités d’Action lycéens (en 1968 ????) (blog 5 avril 2008)

* 1968-69 : étudiant de 1° année à l’université de Vincennes, en Lettres modernes ; sympathisant maoïste (blog 18 janvier 2009) ; dans les années 1970, fait partie des milieux marxistes-léninistes (Grain 10 octobre 2006)

* 1969 : hypokhâgne ??? à ????? (sur le conseil de professeurs de Vincennes) (blog 18 janvier 2009)

* 1970-71 : khâgne ???? > DEUG ????

* 1971-1972 ???? : licence de Lettres modernes (blog 18 janvier 2009)

* 1972-1973 ???? : maîtrise de Lettres modernes (blog 18 janvier 2009)

* 1973-1974 ???? : préparation du CAPES et de l’agrégation à l’ENS de Saint-Cloud, comme auditeur libre (sur le conseil de professeurs de Vincennes) (blog 18 janvier 2009). Sans doute reçu à au moins un concours.

* 1974-1975 ???? : professeur stagiaire (blog 5 juillet 2009)

* dans les années 1974-1977 : vit à Paris dans le quartier de la gare Montparnasse ; s’intéresse au cinéma, à la SF, à la BD (fait la connaissance de Frédéric Mitterrand, de Jacques Tardi, des créateurs de la librairie Atmosphère) ; participe à la création de la revue L'Oeil du Golem (blog 5 juillet 2009)

 *années 80 : membre de la rédaction de la revue Autrement  (Wikipédia, 7/7/10)

* milieu années 1980 : anime plusieurs émissions sur Radio Nova. (Wikipédia, 7/7/10)

* de 1990 à 1992 : rédacteur en chef du magazine Lui [SURPRENANT !] (Wikipédia, 7/7/10)

* années 1990 : séjour à Oxford qui se termine en 1998 (blog 2 octobre 2009)

* de 1998 à 2000, chef du service Idées de L'Événement du jeudi (Wikipédia, 7/7/10), encore en août 2000 (blog)

* 2001 : rédacteur en chef adjoint du mensuel Le Monde des débats.(Wikipédia, 7/7/10)

* ???? : critique musical de Marianne (Wikipédia, 7/7/10)

* 2001 à 2008 : maître de conférences associé au Centre Hannah Arendt de géopolitique européenne à l'Université de Marne-la-Vallée. (Wikipédia, 7/7/10)

* 2002, il anime une émission de débats, Contre-Expertise (sur France-Culture).(Wikipédia, 7/7/10)

*depuis décembre 2006, producteur de l'émission Du grain à moudre, avec Julie Clarini (sur France-Culture). (Wikipédia, 7/7/10)

*co-fondateur du magazine Globe, il en a été brièvement rédacteur en chef. (Wikipédia, 7/7/10)

*membre du comité de rédaction de la revue Le Meilleur des mondes depuis sa création (Wikipédia, 7/7/10)

*auteur d'articles dans diverses revues (Communisme, Esprit). (Wikipédia, 7/7/10)
 
*sd : séjour à Varsovie (blog 2 octobre 2009).
 Brice Couturier parle effectivement polonais, en tout cas le prononce à la perfection : il dit « Lec’h Vawèn-sa » et non pas « Lesh Valéza » comme le péquin français de base (entretien diffusé sur France-Culture avec ou à propos de l’historien polonais Leszek Kolakowski). Dans le blog du 18 janvier 2009, il cite un vers de Czeslaw Milosz (Tsheswaf Miwosh) en polonais, puis en traduction.


TRAVAUX DE BRICE COUTURIER
Livres
*Une scène-jeunesse, Editions Autrement, 1983.
*Réflexions sur la question goy, Editions Lieu commun, 1988. Co-écrit avec
Guy Konopnicki.
Contributions à des ouvrages collectifs :
* Comprendre la mondialisation III, Editions de la BPI, 2008, co-écrit avec Anne Bauer,
Benoît Frydman, François Gaudu, Olivier Godard, Yannick Jadot.
*L'année stratégique, sous la direction de
Pascal Boniface, Editions Maritimes et d'Outre-Mer, 1984.
*Existe-t-il une Europe philosophique, sous la direction de
Nicolas Weill, Presses Universitaires de Rennes, 2005.
*Irak, An I. Un autre regard sur un monde en guerre, sous la direction de
Pierre Rigoulot et Michel Taubmann, Editions du Rocher, 2004.
*Dictionnaire du communisme, sous la direction de
Stéphane Courtois, Editions Larousse, 2007.
 
CITATIONS
Blog (http://franceculture-blogs.com/bricecouturier/author/bricecout/)

  

BLOG 2 OCTOBRE 2009
J’ai eu la chance de passer plusieurs années de ma vie dans des bibliothèques. Dans la “crypte” du Saint-Antony’s College d’Oxford, puis à la Bodleian, la bibliothèque principale de la même ville, ainsi qu’à la Narodowa de Varsovie.
j’y (= la TGB) ai reconnu ma propre exaspération lorsque, rentrant d’Oxford, en 1998, j’ai imaginé pouvoir poursuivre à Paris mes journées de lecture

BLOG 5 JUILLET 2009
Cet article consacré à Frédéric Mitterrand retrace une partie de la vie de l’auteur au milieu des années 1970, alors qu’il termine ses études.

En 1973, je me suis trouvé un minuscule appartement, au premier étage d’anciennes écuries, avec une fenêtre donnant sur un jardin, dans le fin fond du XIV° arrondissement. Etudiant, j’avais emménagé là pour me rapprocher de l’endroit de Paris qui me paraissait alors le plus excitant : le cinéma L’Olympic dirigé par Frédéric Mitterrand. ...
Bientôt Lenny allait ouvrir un salon de thé, puis un restaurant à l’Olympic-Entrepôt. J’y passais mes après-midis et surtout mes nuits. Au début du mois, lorsque je n’avais pas encore dévoré mon salaire d’apprenti-professeur, j’y invitai de jolies jeunes filles à dîner. ...
A cette époque, je rencontrai un jeune écrivain vénézuélien, Ben-Ami Fihman Zighelboïm, qui voulait lancer, à Paris, une revue de littérature fantastique. J’étais hanté par les visions glacées de Jean Ray, par les métamorphoses de Marcel Béalu, les nouvelles érotico-fantastiques d’André-Pierre de Mandiargues. Ben-Ami me fit découvrir des nourritures autrement épicées : Horacio Quiroga, Bioy Casares… Il habitait, lui aussi, à proximité des Olympics. Avec un groupe d’amis, dont faisait partie
Marylène Delbourg-Delphis, nous avons lancé “L’Oeil du Golem”. Comme je voyais beaucoup le dessinateur de bédé Tardi, à l’époque, je pris l’initiative de lui demander de dessiner, pour la revue, un rabbin et son golem. Ben-Ami ayant déjà promis le dessin de une à un copain, le dessin de Tardi devint un poster, offert en supplément avec un numéro de la revue. C’était du pur Tardi, en noir et blanc, à la fois réaliste et baroque, plein de clairs-obscurs. ...
Quelques années plus tard, je dirais que ce devait être en 1976 ou 1977, il y eut à L’Entrepôt, une “nuit de la new wave”. Y étaient projetées des films rares issus du courant underground américain.

BLOG ?? MARS 2009
Un mot sur la “méritocratie”. Toute une génération de jeunes diplômés d’après-guerre, exaspérés par l’incompétence, la fermeture d’esprit et l’arrogance sociale des élites sociales de leur temps, avaient misé sur cette fameuse “méritocratie“. L’idée était de renouveler les classes dirigeantes, en misant sur une sélection par la compétence universitaire. Dans l’entreprise, de virer l’actionnaire et le patron de droit divin, pour donner le pouvoir au cadre supérieur. En politique, de dégommer les corps intermédiaires et les élus locaux, réputés corrompus et insensibles à l’intérêt national, pour confier le pouvoir à des hauts fonctionnaires, intègres et compétents. Mon propre père était un adepte des ces théories. Il se reconnaissait en J.F. Kennedy, le premier président “tête d’oeuf” et décontracté, qui paraissait incarner cet idéal en Occident - et dont Obama est un autre représentant.

BLOG 18 JANVIER 2009
parmi les producteurs de France Culture, je suis le seul à avoir fait la première partie de mes (trop longues) études à Vincennes…
J’y ai obtenu une licence et une maîtrise de lettres modernes. Plus récemment, j’ai même donné quelques cours à Paris VIII (sur la dissidence intellectuelle dans les démocraties populaires, en tant que chargé de cours)…
moi qui, à l’époque, sans appartenir ni de près ni de loin à la GP, sympathisait avec les maos, je dois reconnaître, en effet que, sans les communistes, la fac n’aurait pas vu le jour, ni surtout survécu. …
Reste qu’en ce qui me concerne, ce sont mes (excellents) profs du département de Lettres de Vincennes, qui m’ont inscrit en hypokhâgne, l’année suivante, en 1969, et qui, plus tard, m’ont fait accepter comme auditeur libre à l’ENS de Saint-Cloud pour y préparer le CAPES et l’Agreg auxquels Vincennes ne préparait pas…
Bref, quand je repense à mes années Vincennes, cela m’évoque ce poème de Czeslaw Milosz , dans “Enfant d’Europe” :
Juz rodzi sie pokolenie smiertelnie powazne / Biorac doslownie co mysmsy przyjmowali smiechem”
(”Déjà nous est née une génération mortellement sérieuse / Prenant au pied de la lettre ce que nous avions accueilli avec un sourire”).

BLOG 10 NOVEMBRE 2008
je fais partie de cette écrasante majorité d’Européens qui ont souhaité la victoire de Barack Obama.

BLOG 5 AVRIL 2008
j’ai participé, bien jeune, aux Comités d’Action Lycéens 

BLOG 21 FEVRIER 2008
Je n’ai pas le temps de répondre aux étudiants qui ont bien voulu réagir à mon cours de ce matin. (à Marne-la-Vallée ???)

DU GRAIN A MOUDRE 10 OCTOBRE 2006, cité par Acrimed
(http://www.acrimed.org/article2475.html)
C’est-à-dire des gens qui s’intéressent en réalité à un des fronts secondaires, comme disaient les marxistes-léninistes des années 70, dont j’ai fait partie... »

CARACTERISTIQUES

En tant qu'animateur d'émission radio, il se caractérise par un interventionnisme accrocheur sinon agressif, tempéré par le fait qu'il n'anime pas seul Du grain à moudre. Brice Couturier a des opinions et il aimerait que ses invités les partagent. Lorsque ce n'est pas le cas, ils sont rappelés à l'ordre par une question rhétorique péremptoire, comme  : Il est préférable de faire payer nos enfants ? à l'encontre de celui qui vient d'affirmer que l'endettement n'est pas un si grave problème que cela.Une forme secondaire est l'énoncé péremptoire, comme : dont chacun sait que les premiers à en profiter sont les enseignants (il s'agit des dérogations à la carte scolaire), affirmation qui dans le débat en cours n'a pas la moindre pertinence, mais Brice voudrait que ses invités expriment leur acquiescement à ce lieu commun (opération pas entièrement réussie : l'invité enseignant, un proviseur, répond que les journalistes aussi...). Au total, on peut être à peu près certain qu'au moins une fois dans l'émission quotidienne, il dira quelque chose incitant à penser : "Non, mais quel con !". C'est d'autant plus pénible qu'il se donne par ailleurs une apparence d'expertise sur chaque sujet abordé et que sur le plan moral, il se positionne comme dénué de tout cynisme (et accessoirement de tout humour) et donc porté à s'indigner qu'on ne pense pas comme lui, plutôt que de réfléchir sur ce que des opinions adverses pourraient lui apporter. Brice Couturier a des opinions et il ne les changera pas !

Ces opinions sont assez simples : on retiendra notamment "un sou est un sou", idée qui se traduit chez lui par une horreur de l'endettement et un acquiescement viscéral aux doctrines monétaristes revisitées par le bon sens paysan ; l'idée que la monnaie, actuellement, est créée par les banques lui est totalement étrangère, dans les profondeurs de son inconscient, il croit qu'il y a quelque part un tas d'or dont les billets ne sont que le malheureux avatar. Variante : "les caisses sont vides", donc on ne peut rien financer. Point barre. Circulez, il n'y a rien à penser. Il est tout de même curieux de voir un intellectuel se transformer en agent organique du pouvoir (ce qui est logique de la part d'un homme politique ne devrait pas l'être de celle d'un homme de médias) ; de sorte que même du point de vue théorique qui est le sien (le néo-libéralisme), il doit apparaître comme dénué de tout intérêt autre que de pure opportunité (cela dit en supposant qu'il existe des néo-libéraux intelligents). 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :