Quand Axel de Tarlé se bildonne

Publié le par JACQUES GOLIOT

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Référence : Journal du Dimanche, 4 novembre 2012, p. 28 : Axel de Tarlé, « Retraite à 60 ans, le très mauvais signal » (rubrique Déchiffrage)

 

Message envoyé le 4 novembre 2012

 

Bonjour.

Dans le numéro de ce jour du JDD, le jeune et sémillant Axel de Tarlé proteste contre le retour de la retraite à 60 ans pour certaines personnes, s’appuyant sur les sombres analyses de la presse allemande et du sinistre Schröder (« socialiste ! » comme l’indique notre cher Axel ; larbin de Gazprom, comme il ne l’indique pas).

 

La dernière phrase de l’article est particulièrement intéressante : 

« Le quotidien Bild craint que la « Grande Nation [c’est comme ça qu’ils nous appellent avec ironie] ne devienne aussi pauvre que les Grecs fauchés ».

 

Questions à Axel : 

1) sait-il que Bild n’est pas une référence en matière d’analyse économique ?

2) prend-il ses lecteurs pour des imbéciles (restons polis), au point de croire devoir leur expliquer que « Grande Nation » est ironique ?

3) sait-il que « Grande Nation » n’est pas une invention des décérébrés de Bild, mais se réfère à la période napoléonienne, quand l’Empire français incluait une partie de l’Allemagne (Hambourg, Mayence, etc.) ? Ce qu’il aurait été plus intéressant d’indiquer à ses lecteurs.

Cordialement

Jacques Goliot

 

 

Post Scripta

J’aime beaucoup quand des journalistes allemands évoquent (soi-disant, je ne connais pas le texte original) « les Grecs fauchés ». Ils  s’en tapent certainement sur les cuisses à gorge déployée tout en levant leur chope d’un litre de bière, opération dangereuse, mais qu’il faut impérativement réussir avant d'espérer pouvoir être recruté au Bild. 

Avant les Grecs, il y a tout de même les Espagnols et les Portugais à dépasser : la « Grande Nation » a donc un peu de marge.

 

Petit rappel aux journalistes de Bild et à Axel de Tarlé : quand la France sera dans l’état de la Grèce, qui c’est qui achètera la camelote germanique. Pardon, les produits allemands de super haute qualité. Parce qu’il s’en vend un bon paquet en France actuellement. Est-ce que l’aide de l’Europe et du FMI réunis sera obligatoirement vouée à « acheter allemand » ?

 

Deuxième rappel, pour les mêmes et pour le sinistre Schröder : l’Allemagne est déjà en bonne voie de dépérissement démographique (comme, semble-t-il, la Chine, à moyen terme). Mais, ça, les « marchés » s’en foutent, donc il n’y a pas lieu d’en faire le moindre billet d’analyse économique…

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