Le Boucher et le Parmentier

Publié le par JACQUES GOLIOT

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Dans L’Esprit public du dimanche 21 octobre 2012, est abordée la question des Pigeons. 

 

Déclarations d’Eric Le Boucher (de mémoire) : « ce sont des gens qui se rémunèrent rien, et quand je dis rien… » (sous-entendu, « c’est rien ») ; « il faut savoir comment ça fonctionne maintenant : un jeune qui ne trouve pas de travail, il crée son entreprise, mais ce n’est pas pour y passer sa vie, c’est pour la revendre ». Eric Le Boucher fréquente certainement des jeunes gens de haute volée intellectuelle ; ce n’est heureusement pas mon cas, je ne peux donc pas confirmer ses dires. 

 

Tout cela pour justifier ce qui était une vaste fraude fiscale (légale).

 

Bien entendu, il ne remet pas en question les fameux 60 %, alors qu’un des participants à l’émission (Thierry Pech, d’Alternatives économiques) rappelle que la taxation maximum envisagée au départ était de (15 % de PV + 45 % de 85 % de PV), soit 53 % (pour la partie de PV, c’est-à-dire la plus-value à la revente, qui atteindrait la tranche 45 %).

 

On dira : 60 %, 53 %, ce n’est jamais que 7 % de différence (autant dire « rien »). Erreur, la différence en pourcentage est de 11,66 % (7 sur 60). 

 

En supposant que de toute façon, comme le dit Le Figaro, « trop, c’est trop », il n’en reste pas moins que Messieurs Les Pigeons Qu'on Egorge ont sans arrêt ramené le chiffre « 60 % », commettant ainsi une jolie arnaque intellectuelle (mais peut-être ne savent-ils réellement pas faire des calculs sur les pourcentages !). 

 

Pour en revenir à Le Boucher : ce type était odieux quand il était au Monde. Il y a deux ans, il paraissait l'être devenu un peu moins, mais la tempête passée, il a renoué avec ses amours traditionnelles. 

 

Question à M. Le Boucher : Qu’est-ce que « rien » quand un Pigeon en fait sa rémunération ? L’emploi fictif, il y a quelques années, était rémunéré l’équivalent de 3 smic. Est-ce que rien, c’est 1 smic et demi ? Deux smic ?

 

En ce qui concerne Le Monde, la place de Le Boucher a été prise par Le Parmentier (Arnaud), qui paraît, lui aussi, être gratiné du point de vue plus néolibéral que lui tu meurs (projet de fable ésopique : Dialogues du Boucher et du Parmentier).

 

NDLR : nous dénonçons la pratique ignoble consistant à ridiculiser les gens en se servant de leur nom (attaque ad nominem).

 

 

DOCUMENT

Message adressé par moi au Monde en décembre 2006, à l'occasion d'un article gratiné d'Eric Le Boucher paru dans une rubrique intitulée Econfrictions.

 

DESTINATAIRE, DATE : M. Eric Le Boucher, 6 décembre 2006

Réf. : Le Monde, 6/12/06, Econfrictions, Eric Le Boucher, « Le temps des super-riches »

 

 

Eric Le Boucher est-il con de par en par ou seulement sur les bords ?


 

Monsieur,

J’ai inCONtestablement CONscience de l’inCONgruité, que vous n’aurez pas manqué de relever dans mon incipit : j’aurais en effet bien évidemment dû écrire « Eric Le Boucher est-il con de part en part ou seulement sur les bords ? » et non pas « Eric Le Boucher est-il con de par en par ou seulement sur les bords ? » ! Mais ce n’est qu’un rendu pour un prêté (intérêts selon le taux directeur de la B.C.E., organe auquel il ne faut jamais manquer de rendre les plus vils  hommages !), puisque dans votre article – remarquable de par en par – intitulé « Le temps des super-riches », vous exaltez (colonne 3, ligne 20) « un mode de vie qui tend à devenir semblable de part le monde ».

Après quoi, je ne ferai qu’évoquer d’autres éléments infiniment moins importants. Je dirai simplement que le spectacle d’un journaliste dégoulinant de complaisance à propos d’une « période aussi favorable aux riches », haletant avec concupiscence au spectacle des « opportunités inédites de s’enrichir et de faire fructifier son argent », affirmant que « la fortune vient sourire à un plus grand nombre d’ambitieux », et aussi raide que vous l’êtes dans ses bottes face au « sentiment de conditions de vie qui se dégradent pour une partie de la population » est à la limite de l’obscénité.

Cordialement.

 

Publié dans Satire

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